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SIMPLE, CONCRET  ET VISUEL 

CALME, PATIENCE, BIENVEILLANCE

Les handicaps (autismes, déficiences intellectuelles, maladies rares, maladies génétiques), ne protègent pas les personnes des problèmes de santé ( physique, psychologique, psychiatrique).

Ainsi l'autisme ne protège pas! de la grippe, des maux de dents ou encore de la dépression comme tout à chacun!

 Établir une relation avec une personne autiste et/ou déficiente intellectuelle.

A chaque individu sa propre manière de communiquer! Il est complètement illusoire de vouloir faire rentrer dans "un moule de communication" les personnes avec un autisme.

Il a y a pourtant des bases posturales à adopter de façon générale et constante.

Faire des phrases courtes et simples (les mots phrases), sans double sens n'y termes imagés.

Evidemment ne pas parler fort à côté d'un enfant autiste. Par exemple trois personnes qui se mettraient soudainement à parler très  fort dans leur bureau attirerons  forcément  l'attention, l’intérêt de l'enfant qui n'est pas loin et qui est hypersensible. Au mieux l’ambiance est joyeuse et il pourrait trouver ça agréable, mais au pire l'enfant ne comprend pas ce qu'il se passe (difficulté à traduire les émotions), et ça peut déclencher des troubles du comportement.

Si l'enfant est occupé, intervenez avec douceur, lenteur pour ne pas le surprendre  et le sortir brutalement de son occupation. Pour changer d' activité ou d'occupation, il conviendrait de  prévoir un temps d'adaptation. S’asseoir prés  de l'enfant doucement et le préparer a ce qui va se passer APRES. Lui montrer un pictogramme, une image, un objet pour l'aider dans cette transition.

Une personne avec un autisme et/ou une déficience intellectuelle comme tout Être Humain, communique sans cesse

avec son environnement. Les grandes difficultés à verbaliser les amènent souvent à trouver d'autres stratégies pour pouvoir avoir accès à leur envies, leurs besoins. On pourrait dire que la manière de communiquer serait alors archaïque, primaire dans le sens  où elle  s’apparenterait  à une communication de très jeune enfant (6 mois-2 ans). Le développement des personnes autistes est très souvent dysharmonique. Les domaines de développement sont à des stades différents.

Pour établir une relation forte avec une personne autiste et/ou déficiente intellectuelle il faut faire en sorte qu'elle se sente en sécurité avec la personne qui veut lui demander quelque chose.

Il faut impérativement la connaitre et donc connaitre sa carte d'identité sensorielle (voir exemple plus haut).

Il faudrait aussi réunir le maximum d'informations sur la personne et faire remplir par et avec les parents un questionnaire sur les niveaux d'autonomie de la personne autiste au moment T.

Pour établir une relation avec une personne autiste il faut respecter ce qu'elle est, c'est à dire prendre aussi en compte ses gestes stéréotypés comme faisant parti intégral de sa personnalité au moment des interventions auprès d'elle. Il demeure important de ne pas se focaliser sur ceux-ci, au risque de ne plus être capable de voir la personne qui se cache derrière!! Il faudrait être en capacité de prendre le recul nécessaire et avoir assez d'assurance en soi pour comprendre que les gestes stéréotypés (Balancer les mains devant soit, se frapper la tête avec les mains, se tirer une oreille, se tirer les cheveux, serrer fort les mains ou le poignet de l'encadrant..), sont déjà des modes de communications. Dans une très grande généralité, ce ne sont pas des gestes agressifs envers l'autres, ni de l'auto-mutilation comment on aime à le dire. Mais ils sont plutôt le miroir des émotions de la personne autiste (Ces émotions sont t-elles négatives ou positives? Il est  difficile de le dire tant le cerveau des personnes autistes a du mal à traiter ces informations correctement. Il faut donc éviter de faire des constations hâtives sur les faits et  de poser des interprétations calquées sur notre monde typique, ce qui n'a pas de sens).

Trop souvent encore des personnes autistes sont marqués "au fer rouge" et notés comme ingérables, agressifs, parce que justement les encadrants ne voient que les gestes stéréotypés et non plus la personne en elle même. Ce qui engendre l’arrêt des apprentissages utiles et la mise en place d'activité dites "de bien être" (sortie en foret, snoezelen, piscine, balade).

Apparaissent aussi rapidement les médicamentions sauvages pour rassurer les équipes qui en font la demande et non pas vraiment pour guérir, puisque l'on sait bien aujourd’hui que l'autisme n'est pas une maladie!!

La communication est la clef de bien être des personnes autistes.

Il est tout à fait possible de mettre la personne autiste au "travail d'apprentissage " tout en  la laissant  avoir ses gestes  stéréotypés lorsqu'elle en ressent le besoin. C'est notre travail de rassurer la personne en communiquant avec elle de toutes les manières possibles. Parfois un lien verbal( mots simples), des  félicitations suffisent à détendre la personne. Dans d'autre cas, la parole aura un effet stressant, mais  un contact régulier (presser son bras, serrer sa main), rassurera la personne autiste en lui donnant des informations sur sa place dans l'environnement, dans l'espace (corps morcelé).

Ne pas rendre dépendante la personne autiste de notre présence!

Installer une relation de confiance prend du temps. Aussi, installer une relation de confiance, c'est  permettre à la personne autiste d'être à l'aise, sereine, en capacité de concentration et d'apprentissage. Avec le temps le duo "éducateur/personne autiste" devient lié" d'une certaine manière. A force d'habitude, la personne autiste peut ne plus avoir envie de faire l'effort de recommencer le processus de confiance avec un autre encadrant. Il est donc très important de partager les informations sur la manière d'intervenir avec une personne autiste à tous les intervenants qui gravitent autour! Il faut laisser des traces écrites, des grilles d'évaluations et des bilans détaillés pour que n'importe quels autres encadrants(tes), éducateur(trices)et les parents puissent intervenir de façon à être accepter rapidement par la personne autiste. Puisque notre but est bien de rendre par tous les moyens  adaptés, les personnes autistes  plus autonomes, indépendantes, libres et actrices de leur vie.

Dés les premières interventions auprès d'une personne autiste, il conviendrait de penser comment l'on "se dégagera" de celle ci pour rendre la personne non dépendante de son encadrant.

 

Très important:

Pour aider les personnes autistes comme les personnes porteuses d'une déficience intellectuelle. Pensez à communiquer et à parler d'une manière adaptée ,

c'est à dire:

Utiliser un langage verbale simple, précis  avec des mots/phrase/ordre, courts et concrets.

Pensez à ralentir votre vitesse d'élocution ( parler doucement)

Pour l'utilisation des médias ( chansons signées, comptines, dessins animés, autres).Pensez à ralentir la vitesse de défilement des images et des sons ( la plupart des logiciels multimédias le permettent).

Lorsqu'on est porteur d'un autisme ou d'une déficience intellectuelle , on a besoin d'un temps de latence plus ou moins long à la compréhension verbale. Il semblerait logique qu'il en soit aussi ainsi, pour le image et pour les signes que l'on utilise.

Exemple : un enfant autiste regarde souvent le même  dessin animé .On observe qu'il  regarde les images qui défilent soit superficiellement, soit en  réagissant vivement à certain passages précis. Quoi qu'il en soit, il semblerait qu'il ne  soit pas vraiment en capacité de se concentrer sur le dessin animé en lui même. (l'enfant va se focaliser sur une image qu'il connait,  comme un camion de pompier et il réagira à chaque fois qu'il le verra, mais il ne peut pas faire d'apprentissages supplémentaires ou apprécier le reste du dessin animé parce que ça va trop vite pour lui)

Ralentissez sensiblement le dédit des images ( par paliers en observant attentivement l'enfant), et vous vous rendrez compte qu'une vitesse de défilement correspondra mieux à sa compréhension (des images, des mots et des situations proposées dans le dessin animé).

En ralentissant de 50% la vitesse d'une comptine ordinaire , vous pourrez observer la personne autiste, ou déficiente intellectuelle commencer à mimer quelques mots avec sa bouche. ( l'utilisation des neurones miroirs sont facilités)

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on avance , on avance!